Depuis quelques jours/semaines, j'essaie de régulièrement prendre un peu de temps pour marcher pieds nus dehors. Ca fait un bien fou. Béton propre, terre damée ou herbe, c'est pas mal. Allez savoir pourquoi, marcher dans l'herbe me donne un sourire jusqu'aux oreilles. On se sent un peu moins sûr de soi, dans un premier temps, surtout sur le béton, mais c'est pas plus mal. Prochaine étape, marcher comme ça dans la rue =)
vendredi 7 mai 2010
Bad Ass Motherfucker
Je viens de voir Iron Man 2. Au cinema. Outre le prix prohibitif de la place en Norvège (ce qui m'a fait renoncé à prendre du pop-corn. Jamais fait, t'y crois ?) on peut retenir 2-3 trucs. Il y a quand même des trucs qui craignent à mort :
- Le scénario. Mouais. Risible.
- Les voix des français (NB, je l'ai vu en VOST norvégien). Sérieusement les gars, si vous incluez des éléments français, prenez de vrais français pour doubler. Le truc qui m'a fait marrer, c'est le "Hé! Prisonnier! Arrête-toi", chaque syllabe était bien articulée, conformément à ce qu'on pourrait trouver dans un livre.
- Pepper Potts.
- La découverte du siècel. Mouhaha. Je vais pas spoilé. Mais mouhaha. Un peu trop "gros".
Le film est bien divertissant, sinon. Mille chapeaux à Mickey Rourke pour le rôle d'Ivan Vanko. Il a trop la classe. Et c'est pas mal de mettre le grand Samuel L. Jackson dans le casting (d'où le titre du post...)
Mais venons-en à la raison du post. Ce film, comme le premier, me donne un sérieux coup de pied au cul. Tu vois, Tony Stark, là ? Un pur génie, non ? Doué certes, (OK, le scénar exagère un peu =)) mais il a certainement dû mettre toute sa volonté à l'oeuvre pour arriver là où il en est. Je veux le faire aussi. J'ai l'impression de gâcher mon potentiel. Je m'appelle Vivien Denis, oui ou non ?!?
Edit :
- Changer d'acteur entre les 2 films pour un même personnage, c'est pas très malin.
- La scène du lancer de casque dans l'avion a été zappée. Tout du moins dans la version que j'ai vue.
- On apprécie toujours les subtiles références au reste de l'univers Marvel. Genre le bouclier de Captain qui finit sa vie comme cale, ou la scène après le générique (mes connaissances ne sont pas suffisantes pour celle là. Une idée ?)
- Dernier paragraphe incorrect; Stark, il a tout de même hérité d'une entreprise, de moyens et d'une fortune colossale. Ca aide un peu, mais ça reste un génie.
mardi 27 avril 2010
Raccourcir vos douches ? Oubliez !
Pourquoi changement individuel ne rime pas avec changement politique.
Par Derrick Jensen
Traduction de Vivien Denis
Première publication sous le titre Forget Shorter Showers dans l'édition Juillet/Août 2009 de Orion magazine
Note du traducteur: Je suis tombé sur ce texte presque par hasard, dans un moment de grand intérêt pour le changement climatique et les moyens d'y remédier. Bien que le l'auteur fasse beaucoup de références aux Etats-Unis, on peut facilement trouver des similarités dans n'importe quel autre pays industrialisé. Je ne suis pas expert en langue, donc on trouvera certainement des formulations trop lourdes ou manquant de clarté (Non, je n'ai pas utilisé Google Translate :p). Prière de m'en excuser; toute suggestion pour améliorer la traduction est bienvenue
Y a t-il quelqu'un sain d'esprit pour penser que fouiller les poubelles aurait stoppé Hitler, ou que composter les déchets aurait arrêté l'esclavage, ou que couper du bois et transporter de l'eau aurait sorti les gens des prisons Tsaristes, ou que danser nu autour d'un feu aurait aidé à l'adoption du "Voting Rights Act" de 1957 ou du "Civil Rights Act" de 1964 ? Dans ce cas, pourquoi de nos jours, avec le monde entier en jeu, tant de personnes se tournent vers des "solutions" si individuelles ?
Une partie du problème est que nous avons été victimes d'une campagne systématique de détournement. La société de consommation et la pensée capitaliste nous ont appris à substituer des actes de consommation personnelle à la résistance politique organisée. "Une Vérité qui dérange" a aidé à prendre conscience du réchauffement climatique. Mais avez-vous remarqué que toutes les solutions proposées avait un rapport avec la consommation de l'individu - changer de type d'ampoules, sur-gonfler les pneus de voiture, rouler moitié moins - et n'avait rien à voir avec une quelconque suppression du pouvoir des mains des multinationales, ou avec l'arrêt d'une croissance économique qui détruit la planète ? Même si chaque personne aux Etats-Unis faisait tout ce qui est suggéré par le film, les émissions de carbone du pays diminuerait de 22% seulement. Les scientifiques s'accordent à penser que les émissions doivent être réduite d'au moins 75% à l'échelle mondiale.
Parlons d'eau. On entend souvent dire qu'on manque d'eau dans le monde. Des gens meurent de manque d'eau. Les rivières sont asséchées à cause du manque d'eau. A cause de cela, nous devons raccourcir la durée de nos douches. Vous voyez une logique ? Puisque je prends des douches, je suis responsable de l'assèchement des nappes phréatiques ? Eh bien non. Plus de 90% de l'eau utilisée par l'Homme l'est dans l'agriculture et l'industrie. Les 10% restants sont divisés entre les municipalités et l'utilisation quotidienne par les individus. Mis en commun, les terrains de golfs urbains consomment autant d'eau que les habitants de la ville. Les gens (aussi bien les êtres humains que les poissons) ne meurent pas parce que le monde manque d'eau. Ils meurent car l'eau est volée.
Ou parlons d'énergie. Kirkpatrick Sale le résume bien : "Depuis quinze ans, c'est la même chose chaque année: la consommation individuelle - la maison, la voiture, etc - n'est jamais plus que le quart de la consommation totale; la vaste majorité est commerciale, industrielle, par les entreprises, l'agriculture et les gouvernements (il a oublié l'armée). Donc, même si on se déplaçait tous en vélo et qu'on se chauffait au bois, cela aurait un impact minime sur l'utilisation de l'énergie, le réchauffement climatique et la pollution atmosphérique."
Ou parlons de gaspillage. En 2005, la production de déchets par personne (grossièrement, tout ce qui est jeté) aux Etats-Unis était de 725Kg. Admettons que vous soyez un activiste acharné et que vous réduisiez tout ça à rien. Vous recyclez tout. Vous utilisez des sacs en tissu pour les courses. Vous réparez le grille-pain. Vos orteils dépassent de vos chaussures. Et encore, vous n'avez pas fini. Puisque les déchets urbains n'incluent pas seulement les déchets domestiques mais aussi ceux des bureaux des administrations, vous démarchez auprès de ceux-ci, pamphlets contre le gaspillage à la main, et les convainquez de réduire leurs déchets autant que vous. J'ai de mauvaises nouvelles. Les déchets urbains ne comptent que pour 3% dans la production totale au Etats-Unis.
Je veux être bien clair. Je ne dis pas que nous ne devrions pas vivre simplement. Je mène moins même une vie plutôt simple, mais je ne prétends pas qu'acheter moins (ou conduire moins, ou ne pas avoir d'enfants) est un acte politique fort, ou que c'est profondément révolutionnaire. Ca ne l'est pas. Changement individuel ne rime pas avec changement social.
Alors comment, et particulièrement avec le monde entier en jeu, comment en est-on arrivé à accepter ces réponses au problème, grossièrement insuffisantes ? Je pense qu'une partie de la réponse est que nous sommes dans une double contrainte. Une double contrainte est quand on vous donne plusieurs choix, mais quelque soit votre choix, vous perdez, et l'abandon n'est pas un choix possible. Maintenant, cela devrait être assez facile de reconnaître que chaque action impliquant l'économie industrielle est nocive (et nous ne devrions pas prétendre que les panneaux photovoltaïques, par exemple, nous protègent de ça: ils nécessitent toujours des mines et des infrastructures de transport à toutes les étapes de la production; on peut dire la même chose de toutes les autres technologies soi-disant vertes). Donc si nous choisissons l'option numéro un - participer activement à l'économie industrielle - nous pouvons penser à court terme que nous gagnons puisque nous accumulons de la richesse, signe de "réussite" dans cette culture. Mais nous perdons, car en faisant cela nous abandonnons notre empathie, notre humanité. Et nous perdons vraiment car la civilisation industrielle tue la planète. Si nous prenons l'option numéro deux en vivant plus simplement, faisant ainsi moins de dégâts mais n'empêchant tout de même pas l'économie actuelle de détruire la planète, on nous pouvons penser à court terme que nous gagnons car nous nous sentons "purs" et n'abandonnons pas notre empathie (juste assez pour justifier de ne pas arrêter le massacre), mais encore une fois nous perdons vraiment car la civilisation industrielle détruit toujours la planète, ce qui signifie que tout le monde perd. Le troisième choix, décider d'agir pour stopper l'économique industrielle, est assez effrayante pour un certain nombre de raisons, incluant mais ne se limitant pas au fait que nous perdrions une partie du confort (comme l'électricité) auquel nous avons été habitués, et au fait que ceux qui détiennent le pouvoir essaient de nous tuer si nous réduisons sérieusement leur capacité à exploiter le monde - rien qui n'altère toutefois le fait que c'est une meilleure option qu'une planète morte. N'importe quelle option est une meilleure option qu'une planète morte.
Au delà de son inefficacité à engendrer les changements nécessaires à l'arrêt de cette culture qui tue la planète, percevoir une vie plus simple comme un changement politique (opposée à une vie plus simple parce que c'est ce que nous voulons) a au moins quatre autres problèmes. Le premier est que c'est basé sur la notion fausse que les humains endommagent inévitablement leur espace de vie. Une vie simple comme acte politique consiste seulement dans la réduction du dommage, en ignorant le fait que les humains peuvent aider la Terre aussi bien qu'ils la blessent. Nous pouvons réhabiliter les flux, nous pouvons nous débarrasser des produits nocifs, nous pouvons supprimer les barrages, nous pouvons arrêter un système politique prenant le parti des riches ainsi qu'un système économique trop gourmand, nous pouvons détruire l'économie industrielle qui détruit le monde, réel et physique.
Le second problème -et c'en est un autre important- et que cela porte à tort la responsabilité sur l'individu (et plus spécifiquement sur ceux qui sont impuissants) au lieu de la porter sur ceux qui détiennent le pouvoir dans le système et sur le système lui-même. Kirkpatrick Sale dit encore : "Le refrain individualiste et culpabilisant Ce-Que-Vous-Pouvez-Faire-Pour-Sauver-La-Terre est un mythe. Nous, en tant qu'individus, ne créons pas les crises, et ne pouvons les résoudre.
Le troisième problème est cela accepte notre redéfinition par le capitalisme de citoyens à consommateurs. En acceptant cette redéfinition, nous réduisons nos manières possibles de résistance à la consommation et à la non-consommation. Les citoyens ont une panoplie beaucoup plus étendue de tactiques de résistance, comme le vote, le refus de voter, la canditature, le discours, le boycott, l'organisation, le lobby, la protestation et, quand un gouvernement devient un destructeur de la vie, de la liberté et de la poursuite du bonheur, nous avons le droit de le changer ou de l'abolir.
Le quatrième problème est que le point final de cette logique est le suicide. Si chaque action dans l'économie industrielle est destructive, et que nous voulons stopper cette destruction et ne désirons pas (ou ne sommes pas capables) de remettre en question (plutôt que détruire) les infrastructures intellectuelles, morales, économiques et physiques qui font que chaque action est destructive, alors nous pouvons être facilement amenés à penser que nous causerions le minimum de destruction en étant mort.
La bonne nouvelle est qu'il y a d'autres options. Nous pouvons suivre les exemples des courageux activistes ayant vécu dans les temps difficiles que j'ai mentionnés -l'Allemagne nazie, la Russie tsariste, les Etats-Unis d'avant-guerre- qui ont fait bien plus que manifester une forme de pureté morale; ils se sont activement opposés aux injustices qui les entouraient. Nous pouvons suivre l'exemple de ceux qui se sont souvenus que le rôle d'un activiste n'est pas de naviguer dans des systèmes oppressifs avec le plus d'intégrité possible, mais plutôt de se confronter à ces systèmes et les mettre à bas.
vendredi 16 avril 2010
Titre
Je reviens d'un petit concert de métal, par un groupe local norvégien, Octopus Black (dont le chanteur est aussi tubiste dans mon orchestre. Comme quoi... comme quoi, d'ailleurs ?) C'était cool. Je leur ai demandé ce qu'ils jouait, juste avant le début, ils ont répondu "Err, light metal. Actually, we call it 'Aluminum' :-D" en éclatant de rire. Le bassiste, qui ressemblait plus que fortement à Marco Hietala de Nightwish, à part la taille (une tête de moins que moins, ça contrastait avec la voix d'ailleurs), le bassiste donc à réussi à casser la corde du mi de sa basse pendant le concert, ce qui a généré une interruption d'une vingtaine de minutes.
A part ça, comme d'habitude, dans ce genre de concert, on retrouve pleins de chevelus. C'est toujours ambiance bon enfant (sauf dans le black metal, là non, pas franchement). C'est ce que j'aime bien. Ces gens-là, en fin de compte, malgré leur apparence qui fait peur au gens normaux (blousons cuirs, trench-coat, boots, le tout noir, cheveux longs, barbes), ça reste des grands enfants à mon avis. T'en penses quoi ?
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mardi 9 mars 2010
Jimi Hendrix - Valleys Of Neptune
Valleys of Neptune est le nouvel album de Jimi Hendrix ! Même s'il est mort il y a exactement 40 ans, LE guitar hero a effectivement sorti un nouvel album aujourd'hui. Plus exactement, Sony/BMG et la famille d'Hendrix l'ont fait pour lui.

Nouveau ?
Eh bien, pas exactement. Comme c'est bien connu, Jimi est mort accidentellement en septembre 1970 donc les chansons ont au moins quarante ans. Celles-ci sont donc tirées d'enregistrements non découverts ou non publiés de Jimi et ses musiciens, parmi lesquels Noel Redding, Mitch Mitchell et Billy Cox. En fait, une partie contient des classiques réinterprétés, et certains ont déjà été entendu par le passé et le reste est nouveau et jamais entendu. Ca paraît génial ! Voyons les chansons une par une…
Stone Free : incroyablement courte, si on écoute des versions live. La version originale studio est aussi courte, toutefois. Cette chanson est un chef d'oeuvre d'Hendrix donc je ne dirai rien de neuf. C'est du bon ! Arrangée un peu différemment, un peu mois "bouillant" que lors de live (Fillmore East par exemple). J'aurais préféré plus long!
Valleys of Neptune : Celle-ci est nouvelle, et elle donne son titre à l'album. Jolie, et on peut s'étonner qu'elle n'ait jamais été découvert avant. Les paroles sont bien développées et le chant est bon. Des parties un peu psychédéliques me rappellent Led Zeppelin qui émerge juste à cette époque. Efficace, sans prise de risque!
Bleeding Heart : A l'origine de Elmore James, les versions de Jimi sont très célèbres. D'habitude un bon et classique blues, c'est maintenant un rock bouillant et électrique!
Hear My Train A Comin': Ca vaut un live ! Un classique, autre chef d'oeuvre. Sur cet album, très énergique et spontané! Rien de nouveau mais une bonne nouvelle version fait toujours plaisir. Le solo du milieu est super.
Mr. Bad Luck : Ca sonne comme un live, avec la basse ronflante de Redding. Certains aspects font vraiment penser à Purple Haze, comme la manière de terminer les couplets. Assez bonne, mais la fin est vraiment brutale.
Sunshine Of Your Love : Chanson de Cream à l'origine. Bon, j'ai pas grand-chose à dire dessus. Un timide solo de basse au milieu peut-être.
Lover Man : Commence avec un bon solo de guitare, sans grande inventivité mais assez catchy; Hendrix, hein! Classique mais très bon!
Ships Passing Through The Night : Rien à dire. Hard rock bluesy et psychédélique. Un peu lent mais jouissive.
Red House : Ce blues classique commence avec un… blues classique ! Mais là encore, l'arramgement est un peu différent et pas déplaisant. Toutefois, je trouve que la partie du milieu, plus rapide, manque un peu d'homogénéité.
Lullaby For The Summer : Instrumental. Riff puissant, mais assez monotone. Je trouve que ça ressemble à I Don't Live Today
Crying Blues Rain : Slow blues, Jimi style, chaud, électrique, simple mais efficace. Ca s'excite un peu au milieu. Chant minimal, mais il n'y a pas besoin, la guitare parle d'elle même!
La pochette : Hé, j'aime les pochettes ! Celle là me plaît bien. Complètement psychédélique et très colorée.
Donc ?
Rien de vraiment nouveau. Des nouvelles chansons ne veulent pas dire un nouveau style. Jimi Hendrix est toujours Jimi Hendrix, même si on dit qu'il était sur le point de se tourner vers d'autres horizons quand il est mort. L'album est vraiment très bon. Même si les enregistrements viennent des studios, c'est aussi frais, puissant et spontané que le live. Valleys of Neptune semble déjà assez haut dans les charts; une partie est due au buzz, une partie vient de la qualité de l'album, à mon avis.
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lundi 8 mars 2010
SXSW 2010
Le lien est là, si ça vous intéresse : SXSW
Pour ceux qui connaissent pas c'est un festival de musique états-unionais. A chaque édition, les artistes participants (souvent des jeunes débutants, mais on a des surprises parfois) mettent à disposition une ou deux chansons.
On y trouve de tout. Mais quand même plus de rien. Généralement, comme je disais sur twitter c'est plein de rockeurs gueulards et de folkeux dépressifs. Et j'ai l'impression d'avoir à faire à une armée de clones : c'est toujours pareil ! Sur 800 morceaux, on peut-être sûr que 300 c'est du rock pour jeune style American Hi-Fi en moins bon (non j'ai pas dit Sum41). Et c'est très mal mixé, genre tout à fond; si on regarde la courbe de niveau sonore, je parie que c'est un rectangle tout du long. Les artistes folks sont globalement tous des filles avec une guitare et toutes la même voix (relativisons, j'ai découvert Alela Diane dans le lot, en 2006 ou 2007). Mais on peut trouver du bon, et du très original. Pas beaucoup, c'est sûr.
Tout ça pour dire que je trie l'édition 2010...
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